samedi 25 avril 2020

Un paseo por la frontera vasca del Pirineo

"La littérature qui a toujours retenu notre attention, qu'il s'agisse d'essais ou de fictions romanesques, est bien évidemment celle qui entrecroise le plus intimement possible vie et mots, action et reflets ou rêves d'action dans l'écriture, jusqu'à rendre vertigineux l'entrecroisement des nombreuses trames, fictionnelles ou réelles, fictionnelles donc réelles, et cette tradition dite, au sens le plus noble du terme, existentielle (bien davantage à nos yeux qu'existentialiste), a quelques grands noms pour l'illustrer, qui s'étendent de Villon à Kierkegaard, en passant par Rimbaud, Lautréamont, Fondane ou Cendrars, Augiéras ou Psichari.
La déambulation d'Álvaro de la Rica, dans les peintures, les photographies, les textes ou les lieux bien réels bien que gonflés par la présence, illustre ou discrète, d'écrivains, de peintres ou de photographes, a ceci de troublant qu'elle semble, de premier abord, désordonnée, elle qui évoque par exemple les paysages se trouvant des deux côtés de la frontière séparant le Pays basque sud (ou espagnol) et le Pays basque nord (ou français), frontière ne cessant d'être traversée, dans un sens ou dans l'autre, par l'auteur qui confesse qu'il doit être de plus en plus clair, pour le lecteur, «que este libro [le sien donc, ne peut qu'être] un paseo en el que [l]e interesa, sobre todo lo demás, hablar del problema de la forma en el arte y en las obras colectivas de los hombres» (p. 123)"

Juan Asensio, Órdago d'Álvaro de la Rica, in Stalker, 15 avril 2020.



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