jeudi 7 mai 2020

Pour la dernière fois sur les plages du passé.

Nouvelle rafale de vertiges fresaniens :

"Il suffira, j'en suis sûr, d'une rapide énumération de prises de vue ratées et de paysages vertigineux pendant que je tentais de capturer des angles toujours plus aigus, obtus, horizontaux dans leurs 180 degrés."

Rodrigo Fresán, La Vitesse des choses, Passage du Nord-Ouest, 2008, p.285.

"Je parlerai au début d'une voix lente et rauque, mais à mesure que je remonterai le temps, elle deviendra légère et douce au point d'adopter le rythme vertigineux qui caractérise tout ce qui arrive pour la dernière fois sur les plages du passé."

Id. p. 329.

"J'entre dans ma vie d'écrivain et j'en sors comme on s'autoriserait un court vertige, un tour de plus dans les portes à tambour des grands magasins. Je ne me suis jamais fait d'illusions à ce sujet : ma vie d'écrivain est beaucoup plus fugace que ma vie de salaud, mais grâce aux mots couchés sur le papier, elle se débrouille pour la contenir, la raconter, ne pas la laisser s'échapper."

Id. p. 341.




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